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CABLECOM CRYPTE L'INTÉGRALITÉ DE SES CHAÎNES TV NUMÉRIQUE, Y COMPRIS LA TSR!
Votre récepteur, même s'il est équipé d'un syntoniseur numérique, n'affichera aucune image numérique!

Si vous êtes abonné Cablecom, par exemple à Pully, vous ne recevez aucune chaîne TV numérique en clair dans votre téléviseur, même récent, même équipé d'un récepteur numérique câble et TNT. Il faut savoir que Cablecom crypte sur le câble des programmes qui sont pourtant reçus "en clair" par cette société commerciale. C'est notamment le cas des chaînes suisses (en clair sur les émetteurs terrestres) comme TSR1 et 2, SF1 et 2, TSI1 et2, SF Info, mais aussi de France 2, France 3, France 5, M6 Suisse, arte, TMC, Direct 8, Euronews, BFM TV, ARD, ZDF, etc., toutes ces chaînes étant disponbiles en numérique clair sur l'un ou l'autre satellite. Le client de Cablecom paie donc pour recevoir "en crypté" (donc ne pas recevoir) des programmes qui sont diffusés en clair par d'autres médias. 
Petit historique
Après des débuts numériques très très inférieurs au développement de l'offre numérique du satellite, avant 2004, au cours desquels aucune chaîne TV ou radio francophone n'était proposée, l'histoire retiendra que le câble numérique romand est sorti de sa torpeur en 2004 (sauf Genève et Monthey qui ont leur propre produit avec Naxoo). Bien sûr, l'esprit alémanique, teinté de communication franglaise de Cablecom, était toujours bien lourd. N'empêche! Après TSR 1 et 2, après M6 Suisse, voici que TF1, France 2 et 3 débarquaient sur le câble numérique, en stéréo, en compagnie d'une ou deux chaînes étrangères également en clair, telles que BBC1 et BBC2. C'était mieux que rien, bien que faible. Ces chaînes avaient l'avantage d'être diffusées en numérique clair.
En septembre 2005, les rares chaînes francophones numériques ont été cryptées, alors que d'autres chaînes TV en français rejoignaient l'offre numérique.
Il semble qu'en 2006, la situation n'avaiit pas significativement bougé, l'offre numérique étant nettement plus limitée qu'une offre satellitaire standard type TPS (qui existait encore) ou CanalSat.
Sur la base des infos distribuées sur le site internet de Cablecom, l'option de ce géant du câble suisse semble être celle-ci:
Faire payer 25 fr. par mois (environ) pour un abonnement de base ne suffisait pas. Il convenait de profiter de l'arrivée du numérique pour introduire un abonnement supplémentaire (appelé "bouquet de base").
Le 1er avril 2007, Cablecom vraisemblablement sous la pression de la concurrence, abaissait le prix de son adaptateur numérique. Relevons que Cablecom a engagé des démarcheurs à domicile et tente de convaincre les usagers, personnes âgées incluses, que le passage au numérique crypté est une bonne chose. Comme toujours, les téléspectateurs moyens ne comprennent pas grand chose et certaines personnes n'y comprennent carrément rien, voire même se méprennent.
En 2008, l'arrivée (heureuse) de la HD sur le câble, 2 ans après la HD sur satellite, paraissait tardive.
Le 9 mars 2010, Cablecom annonçait ceci (repris de lematin.ch):
Le câblo-opérateur va proposer un bouquet de base de 55 chaînes, dont HD Suisse. Dès juin 2010, les clients du câblo-opérateur Cablecom pourront bénéficier d'une nouvelle offre de base de télé numérique de 55 chaînes, dont HD Suisse. L'offre actuelle des programmes analogiques restera inchangée. Pour accéder à ce nouveau bouquet, deux possibilités: grâce à un boîtier décodeur HD interactif pour 4 francs par mois. Ou alors grâce à un nouveau système, la DigiCard, qui s'achète à 99 francs mais sans aucun frais mensuel. Cette carte permet également de recevoir la télé sur un deuxième, voire un troisième poste, à condition que ceux-ci soient suffisamment modernes. Cablecom ajoute que son raccordement câblé incluera également une connection internet gratuite, même si elle n'a qu'un débit de seulement 300 kbits/s. En revanche, les frais de raccordement seront augmentés de 70ct pour passer à 23,20 francs par mois à partir du 1er juin 2010.
L'avantage du téléréseau, dans une famille, c'était de brancher sur le câble une TV au salon et une ou deux dans les chambres à coucher. Avec l'arrivée du numérique à 100% crypté cet avantage sur le satellite n'existe plus, sauf sur les téléréseaux de la région Lausanne/Renens/Nyon/Oron/Courgenay.
Nombre de chaînes françaises de radio disponibles en numérique grâce à Cablecom, en Romandie: 0 (zéro)
Ce serait drôle si ce n'était pas triste: de nombreuses chaînes françaises de radio numérique sont disponibles au Tessin et en Suisse alémanique, dont France Inter et RTL, mais pas en Suisse romande. Source: web Cablecom.ch le 10.03.2010.
Renseignements complémentaires (merci à vhs-to-dvd.ch)
- le prix du téléréseau de cablecom en Romandie, en dehors de Genève, est de 29,15 TTC avec le service plus (lien externe ici)
et bien entendu, pas une seule TV numérique en clair - hormis éventuelle(s) chaîne(s) test
- il est possible d'acheter le Thomson (déco de base) à 150 fr. au 0800 66 0800 en étant un peu "insistant", sinon, l'on se fait assez facilement refiler le décodeur le plus cher de la gamme... (c'est du vécu...)
- TV numérique de base --> le line-up pour la Romandie (numérotation imposée avec les décodeurs Thomson et Philips de cablecom): http://www.digitv.ch/new/file/digitv_line_up.pdf
- la diffusion de chaînes analogiques est assurée pour plusieurs années: http://www.cablecom.ch/fr/070309_Stellungnahme_RTVV_d.pdf
Cinq suggestions à Cablecom
L'offre de Cablecom s'est améliorée avec les années, nous le reconnaissons volontiers. La concurrence avec Bluewin y serait-elle pour quelque chose? Si des responsables de Cablecom lisent ces lignes, nous leur faisons les cinq suggestions suivantes:
1. proposer une offre de base en numérique clair (en norme TNT qui équipe tous les téléviseurs récents), permettant aux abonnés de base au téléréseau d'en profiter sans supplément de prix 2. clarifier leur offre pour favoriser la confiance (p. ex. rien n'est gratuit mais certaines prestations sont incluses) 3. créer une offre de radios françaises aussi pour la Suisse romande (20-30 stations seraient souhaitables). Le fait qu'une telle offre existe en Suisse alémanique et au Tessin relève de l'incroyable (à moins que votre site web n'ait pas été mis à jour le 15.12.2008) 4. ne parler qu'en français avec les Romands. Autrement dit, adapter le vocabulaire employé dans une communication qui est trop souvent anglicisante, voire pauvre 5. offrir des cartes d'abonnement seules, compatibles avec des appareils en vente dans le commerce (pour les chaînes à valeur ajoutée, l'offre de base devant rester non-cryptée, donc en clair)
En résumé
le fait de bénéficier en Suisse, sans tracas administratif, d'une belle offre TV est sans conteste attractif, mais.... ...le fait de crypter toutes les chaînes numériques, y compris les chaînes dites "de base" (TSR 1 et 2, TF1, France 2, etc.), crée une situation difficile pour de nombreux foyers équipés de plus d'un téléviseur, particulièrement en sachant que les chaînes diffusées en analogique disparaîtront à moyen terme. La solution de la diffusion d'un bouquet TNT en clair, comme à Lausanne, Renens, Gland, Orbe, Courgenay et Nyon, nous parait à terme incontournable.
Monopole de Cablecom: séance du Conseil national du 5 mars 2009
Le 5 mars 2009, le Conseil national s'en est remis jeudi au Conseil fédéral pour trouver un compromis dans la question de la location obligatoire d'un appareil du téléréseau pour la réception des programmes numériques.
En effet, Cablecom et Naxoo imposent leurs propres décodeurs pour accéder à la télévision numérique. La présidente de l'organisation alémanique de protection des consommateurs Simonetta Sommaruga (PS/BE), soutenue par une pétition munie de près de 12 000 signatures, a réagi en déposant une motion que le Conseil des États a soutenue.
Ce texte demandait que l'offre de base numérique de la télévision par câble ne soit plus cryptée et puisse ainsi être lue par tous les décodeurs disponibles sur le marché. Plus sensible aux arguments des câblo-opérateurs, le Conseil national a édulcoré cette motion.
Le nouveau texte, accepté par 124 voix contre 48, charge le gouvernement de réviser la loi pour interdire le cryptage des chaînes librement accessibles dans le cadre de l'offre de base numérique. S'il y a cryptage, il faudrait au moins garantir aux consommateurs qu'ils puissent utiliser les appareils de réception de leur choix «à des conditions raisonnables».
La motion révisée tient aussi compte des offres concurrentes, telle Bluewin TV de Swisscom pour laquelle un décodeur est aussi nécessaire. Le Conseil fédéral est appelé «à éviter autant que possible toute distorsion de la concurrence entre les différentes technologies» et à ne «pas compliquer inutilement l'accès à l'offre de télévision par Internet».Une révision de la loi ne devrait pas entrer en vigueur avant 2011.
Les câblo-opérateurs s'opposent à la levée de leur monopole en invoquant notamment des raisons techniques (services additionnels accessibles grâce au décodeur) et en arguant que le cryptage permet de lutter efficacement contre les téléspectateurs «pirates».
Nous pensons, une fois de plus, que nos élus n'ont pas été sensibilisés à quelques données et nous proposons, à leur attention, un bref argumentaire, aussi simple que possible à comprendre:
1) on ne peut pas comparer l'offre internet des téléréseaux avec la TV par IP (ex: Bluewin) car dans ce dernier cas, l'usage d'un adaptateur est incontournable, contrairement aux téléviseurs récents qui sont capable de recevoir directement des chaînes numériques en clair, comme cela est (a été) le cas pour la télévision analogique. Vous réglez TSR1 sur la position 1, TSR2 sur la position 2, etc. Ensuite, l'usager, par exemple une personne âgée, peut très simplement appeler la chaîne de son choix avec la télécommande de son téléviseur. Je pense que jusque là, tout le monde comprend.
2) Tous les nouveaux téléviseurs sont équipés d'un syntoniseur numérique (en anglais: digital tuner). En principe, les téléspectateurs peuvent donc continuer d'associer une position de leur téléviseur à une chaîne. C'est par exemple le cas à Lausanne où les chaînes numériques sont diffusées en norme TNT. Que la source soit numérique ou analogique, les Lausannois continuent d'utiliser leur téléviseur avec une seule télécommande, qu'il s'agisse d'allumer ou éteindre la TV, de changer le règlage de l'image, de changer les chaînes ou de couper le son. Dès le moment où on accepte le cryptage des chaînes TV de base, cela signifie qu'un appareil extérieur doit obligatoirement être branché sur le téléviseur pour accéder aux chaînes TV numériques. Le syntoniseur du téléviseur ne sert plus à rien puisque c'est le syntoniseur extérieur qui reçoit les programmes et les décrypte, avant d'envoyer l'image sur le téléviseur qui, du coup, ne joue plus que le rôle de "moniteur". Dans ce cas, deux télécommandes doivent obligatoirement être utilisées: celle du téléviseur et celle du boîtier externe.
Tout cela complique singulièrment les installations en augmentant le nombre d'appareils électriques et la salade de câbles derrière le téléviseur. Cela augmente la consommation électrique d'un ménage. Et lorsque l'on sait qu'une majorité de foyers disposent d'un second (ou plus) téléviseur, chaque appareil doit être équipé d'un boîtier externe électrique supplémentaire!
On peut raisonnablement comprendre qu'un des buts des câblo-opérateurs est de placer leur appareil de décodage externe, avec une carte, afin de pouvoir garder leur client aussi captif que possible. Ensuite, on pourra lui "enfiler" (pardon pour ce verbe) des programmes supplémentaires (payants) de façon assez facile.
Le contrôle des prises installées chez un abonné a toujours été facilement possible, preuve en est le nombre élevé de Suisses abonnés aux services analogiques (non cryptés) des téléréseaux. Le cryptage ne doit pas être un moyen dont la finalité est de rendre le téléspectateur captif. L'exemple de Lausanne est le meilleur de Suisse: l'accès à de nombreux programmes numériques en clair "de base" est offert aux (nombreux) abonnés.
L'auteur de ce site, qui n'a aucun intérêt financier dans ce vaste domaine, se tient à la disposition des décideurs appelés à se faire une conviction.
comparis.ch sur le cryptage des chaînes de télévision numérique - Télé numérique : les câblo-opérateurs campent sur leurs positions 08.09.2008 - 12:38 Uhr, comparis.ch AG
Zürich (ots) - Est-ce que le cryptage des signaux de la télévision numérique et l'utilisation de décodeurs pour leur décryptage vont dans le sens de l'intérêt des consommateurs ? Oui, a réaffirmé aujourd'hui l'association faîtière Swisscable lors d'une conférence de presse. comparis.ch, le comparateur sur internet, est d'un tout autre avis : le cryptage des programmes de télévision n'est pas nécessaire sur le plan technique et n'opère qu'une fidélisation captive du téléspectateur. Aux yeux de Ralf Beyeler, expert ès télécom chez comparis.ch, «les décodeurs permettent aux exploitants des réseaux câblés de gagner de l'argent facilement. Au final, les décodeurs servent plus à enchaîner les téléspectateurs qu'à décrypter les chaînes de télévision. »
En été 2007, la Conseillère aux Etats du canton de Berne, Simonetta Somma¬ruga (PS), a déposé une motion au parlement pour faire « interdire le cryptage - propre à un opérateur - de chaînes de télévision librement accessibles dans le cadre de l'offre de base en matière de diffusion numérique sur les réseaux câblés... ». En d'autres termes, S. Sommaruga veut que les consommateurs et consommatrices puissent recevoir les chaînes de télévision publiques non cryptées, ou alors qu'ils puissent librement choisir l'appareil de décryptage qu'ils souhaitent utiliser. Ainsi, les téléviseurs de la nouvelle génération ont un tuner intégré capable de recevoir la télévision numérique par le câble mais ne peuvent pas lire les signaux envoyés par les fournisseurs parce que seuls les propres décodeurs du fournisseur en sont capables. Selon R. Beyeler, expert ès Télécom chez comparis.ch, «la demande déposée par madame Sommaruga relève du bon sens absolu. Beaucoup de câblo-opérateurs cryptent les programmes uniquement afin de pouvoir placer leurs propres décodeurs, de gagner ainsi de l'argent facilement et de rendre leurs clients inutilement tributaires. »
Scandale au niveau de la politique de la concurrence Le fait est que le codage des chaînes de télévision que les cablô-opérateurs se procurent eux-mêmes gratuitement ne répond à aucune nécessité. Plusieurs fournisseurs de télévision numérique, que ce soient en Suisse ou à l'étranger, ne cryptent pas leurs programmes, et ce depuis longtemps. Naturellement, les câblo-opérateurs suisses qui se rebellent contre madame Sommaruga le savent aussi. Aujourd'hui, avant le débat au Conseil national de la motion de Simonetta Sommaruga, l'association faîtière Swisscable a de nouveau revendiqué lors d'une conférence de presse à Berne pour que les fournisseurs puissent continuer à coder les signaux des programmes gratuits. Pour Ralf Beyeler, expert ès télécom chez Comparis, «personne ne s'oppose à ce que les câblo-opérateurs mettent en place une procédure spécifique pour les programmes à la demande (video on demand). En revanche, pour les chaînes de base, les téléspectateurs devraient pouvoir utiliser l'appareil de décodage de leur choix. Le « décodeur qui enchaîne » imposé aux clients par Cablecom et consorts, est un scandale.»
Contact: Ralf Beyeler Expert ès télécom Téléphone : 044 360 52 77 Mobile : 079 467 07 81 Courriel :
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Internet : www.comparis.ch Originaltext: comparis.ch AG Digitale Pressemappe: http://www.presseportal.ch/fr/pm/100003671/ Pressemappe via RSS: http://www.presseportal.de/rss/pm_100003671.rss2
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