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Gros enjeu du numérique: mettre le consommateur sous contrôle

Le nombre de chaînes à disposition en Europe peut donner le tournis. Bien des usagers de les connaissent pas. Mais en plus, la façon de les recevoir se pose: peu d'utilisateurs sont en mesure de comprendre les avantages et inconvénients des différents vecteurs.

Commençons par le plus grand succès de ces dernières années: la télévision par IP, le plus souvent par le câble du téléphone (surtout Swisscom TV, plus marginalement Sunrise TV et M-Budget).

Le nombre de chaînes incluses dans l'offre de base est plus élevé que sur le câble et l'offre de base est bon marché. Encore faut-il savoir que, dans un foyer avec plusieurs téléviseurs, il ne pourra pas être reçu plus de deux chaînes à la fois, et parfois une seule en HD. De plus, "le système" sait en permanence ce que vous regardez.

La télévision par câble dispose sur le papier des meilleurs atouts, grâce à la largeur du câble coaxial qui équipe la plupart des abonnés. Le grand problème est que le principal opérateur de Suisse est UPC Cablecom et que de nombreuses chaînes "en clair dans l'air" sont cryptées sur le câble, afin de faire payer des suppléments. C'est notamment le cas pour des chaînes info gratuites comme France 24 ou ntv, ou des chaînes gratuites par satellites comme KTO, BBC1 ou ITV. Les 80 chaînes en clair de UPC ne supportent pas la comparaison avec CityCable et NetPlus, ses concurrents romands, qui proposent de 100 à 180 chaînes TV en clair, dont certaines que UPC vend en supplément payant.

Le satellite est aussi une bonne solution: disponible partout, sans limitation de territoire, constatons d'emblée que CanalSat et Canal+ imposent l'usage de leurs appareils qui sont bien plus "fermés" que ceux du commerce. C'est notamment une façon de contrôler que l'usager ne puisse pas enregistrer ses émissions sur un disque dur qu'il pourrait utiliser sur un autre appareil ou lire dans le train. En outre, ces appareils imposés compliquent ou rendent impossible l'usage d'autres cartes d'abonnement. De plus, comme avec la TVIP, un abonnement sat ne permet pas de regarder des émissions sur 3 ou 4 téléviseurs du foyer. La solution Fransat est agréable dans la mesure où l'on ne paie pas d'abonnement, pour autant qu'on achète plusieurs récepteurs Fransat, on peut en disposer sur plusieurs téléviseurs simultanément, et aussi ajouter une autre carte Viaccess librement (par exemple, SSR), en sachant que Fransat et la SSR ne se trouvent pas sur la même position géostationnaire.

La Télévision suisse et BIS font figure de bons élèves puisque, à certaines conditions, le matériel de réception "libre" du commerce peut être employé.

Ajoutez à ce qui précède, tant pour CanalSat que pour UPC, l'usage imposé de modules "CI+" qui permettent de contrôler un peu plus encore les usagers, ou plutôt ce qu'ils ont le droit de faire ou de ne pas faire.

Dans ce paysage compliqué, le premier devoir du consommateur est de s'informer, de connaître et de pouvoir choisir en connaissance de cause. Notre site apporte une contribution à cet objectif alors que son forum vous permet de poser les questions dont vous n'auriez pas trouvé la réponse. Soyez curieux et sachez faire les choix qui répondent à vos besoins, pas à ceux que vous n'avez pas!

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